en cours de rédaction.
Avec votre aide > salut@reprisesdesavoirs.org
Si vous souhaitez organiser une Marche Composition par chez vous. N’hésitez pas à nous écrire pour que nous puissions vous aider, depuis nos diverses expériences et réflexions, à organiser cela au mieux. Vous pourrez appeler cela Marche Composition ou comme bon vous semble opportun. On peut la rendre public sur ce site, mais cela n’empêche pas le besoin de communiquer localement. Ici nous essaierons de récolter des échos de chaque marche.
écrivez nous : salut@reprisesdesavoirs.org

Pour comprendre pour quoi on vous invite à tenter les marches composition, on vous invite à lire l’appel complet (15minutes) sur lundi matin
https://lundi.am/Pour-une-saison-des-marches-composition
L’an passé, avant de proposer le format Marches Composition, nous avions fait une brochure sur les marches et convois qui nous précédent, avec 5 entretiens. C’est ici :
https://www.reprisesdesavoirs.org/marches-convois/

APPEL A UNE SAISON DE MARCHES-COMPOSITION
On vous invite à aller vous frotter aux dehors, aux infrastructures qui font nos vies, aux socles géologiques qui les soutiennent, aux thématiques naturalistes que nous apprenons à voir, aux questions sociales qui peuplent les territoires… A aller voir ce qui fait nos/vos existences, en initiant une forme entre la réunion et la manifestation, entre le débat et le chantier : une forme d’enquête/rencontre ou encore d’arpentage biorégional
Clic ici pour lire l’appel en entier
On vous invite à aller vous frotter aux dehors, aux infrastructures qui font nos vies, aux socles géologiques qui les soutiennent, aux thématiques naturalistes que nous apprenons à voir, aux questions sociales qui peuplent les territoires… A aller voir ce qui fait nos/vos existences, en initiant une forme entre la réunion et la manifestation, entre le débat et le chantier : une forme d’enquête/rencontre ou encore d’arpentage biorégional
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Si nombreux sont les groupes qui utilisent déjà la marche, il s’agirait ici d’en faire un espace de « composition », un endroit de confrontation des regards, en n’allant pas marcher seulement avec ses potes, son asso, son école, pour chercher une confirmation à ses propres intuitions. En invitant un autre groupe à penser, problématiser, organiser, en prenant ce prétexte pour aller à la rencontre de personnes pas si loin mais avec lesquelles on n’arrive pas forcement encore à faire ensemble, on vous invite à organiser une marche pour voir se frotter les intuitions de chacun-es à la compréhension et aux savoirs des autres, à leurs regards sur l’époque, avec le paysage sous nos pieds et ce dont on dépend, comme médiateurs et facilitateurs.
Ce « Ce à quoi nous sommes lié-es » est à la fois interrogatif, énonciatif, dénonciatif, revendicatif… La question des politiques de la relation qui nous occupe pourrait bien avoir besoin, entre milles autres choses, de marches collectives où l’on engage nos corps, nos sens, nos intelligences et mémoires collectives, pour aller se confronter aux manières dont le capitalisme ordonne et organise les territoires pour en faire, par le flux des marchandises et des médias, une matrice de nos diverses relations au monde. Mais ces « balades » peuvent être aussi l’occasion d’aller voir comment on peut jouer dessus, s’en défaire, tenter d’autres choses, s’organiser, comment reconfigurer nos relations. Et cela concerne tant des transformations des quotidiens et des subsistances que des questions collectives, de politique et de lutte. En partageant in situ nos regards sur « ce à quoi nous sommes lié-es », nous commençons à nommer, peser, nos modes d’existences, à un peu moins les fantasmer. Et c’est d’autant plus puissant si on le fait depuis « une assemblée en marchant », composée de personnes avec diverses connaissances, consciences, boulots, chemins, sur ces faisceaux de relations qui font nos vies.
Les Marches-Composition peuvent-être une autre forme d’élaboration et d’échange de savoirs : les savoirs du quotidien, des expériences vécues, des joies simples et des violences ordinaires. En marchant ensemble on se donne la possibilité d’adopter le point de vue de l’autre, de déjouer les récits hégémoniques et de révéler les mécanismes de perpétuation du pouvoir sur le terrain, d’identifier des ennemis communs et de fomenter des alliances fertiles. Elles s’inscrivent dans un cheminement, comme un des maillons nécessaires à la fabrications d’écoles terrestres, d’écoles bio-régionales, d’écoles du démantèlement. Les marches composition, restent à inventer, problématiser, expérimenter… Mais concrètement, pour se lancer et organiser une telle marche, il faut des gens, une date, un fil problématique, un bout de territoire… On tente par ici de donner quelques pistes pratiques > reprisesdesavoirs.org/

Une saison en écho
Fabriquer ensemble ce printemps une saison de Marches-Composition, c’est envisager de faire progresser ensemble les divers formats qu’elles pourraient prendre, d’en apprendre sur les manières de construire une problématiques selon les territoires sur les observations de terrain. C’est aussi se raconter ce que l’aventure a pu décaler en nous, ce qu’elle a permis comme prises de consciences communes, si elle nous donne des pistes pour la suite. Pour ça on vous propose de mettre en place des « échos », sous forme de vocaux, textes ou dessins, à partager pendant ou pas longtemps après la marche. Que ces échos puissent donner envie aux autres de tenter des choses, et qu’il puissent être compilés en juillet dans un « bulletin de liaison » qui serait prêt pourles Résistantes en août et que l’on pourrait diffuser pour imaginer les prochaines saisons !
On met en place une page sur reprisesdesavoirs.org, nourri-es de conseils que l’on a pu glaner de diverses expériences passés et de celles en train de s’écrire.
Alors écrivez nous : salut@reprisesdesavoirs.org
Plein de camarades proposent déjà des arpentages territoriaux bien pertinents. On pense à la récente marche sur les Data Center à Marseille, par le collectif des Gammares et la quadrature du net. Morceaux choisis :
« C’est sans doute très basique, mais pour se rappeler que les infrastructures du numérique sont matérielles et bien réelles, il semble assez efficace d’aller les voir. Savoir où elles sont, comprendre que tel bâtiment, c’est le poste de transformation RTE construit spécifiquement pour les data centers, que tel hangar chelou qu’on ne voyait pas avant, c’est un poste de partage des eaux entre la galerie à la mer, le « river cooling » et le réseau de thalassothermie de la SmartCity. On engage nos corps, on est une centaine à essayer de sentir l’air frais de la galerie à la mer par les petits trous dans la porte au milieu d’un échangeur autoroutier à côté de l’usine Panzani. On peut les cartographier, on peut presque les toucher, on voit très concrètement comment le système tient, et ça aide à s’en emparer. Et puis, dans une balade, tu fais des liens imprévus : tiens en fait juste à côté du data center, c’est Cemex, et là c’est le quartier de la Calade… et ça fait des sensations étranges entre le « geste architectural » qui consiste à orner l’ancien bunker nazi d’un « origami en acier » face à la vieille copropriété d’après guerre un peu délabrée. » [4]
[4] Infrastructures numériques : « On a longtemps cru que…
Quelques scénarios de marches-compo…
Une amie en formation d’électricité, se chauffe à aller marcher avec une bande de meufs électriciennes qui s’organise dans le bâtiment, ses camarades de cours à peine majeurs, son chef d’équipe d’alternance chaud de repolitiser le réseaux, en invitant une historienne des réseaux et quelques zadistes amusées. L’idée serait d’aller voir les nouvelles batteries qui devraient « poper » dans nos villes et campagnes, comme supports de l’agrivoltaisation de terres et l’électrfiation des transports individuels.
Un pote veut proposer à ses camarades de son comité des Soulèvements de la Terre, à des naturalistes, et des skateurs qui trainent par là d’aller passer une journée à marcher en Beauce avec son oncle céréalier, qui a sa carte à la FNESA, pour qu’il nous raconte un peu ce monde qu’il va bientôt quitter pour la retraite, et que l’on puisse un peu mieux comprendre les enjeux tensions, contradictions de ces vies là.
A coté de chez moi il y a une centrale à énergie qui tourne au charbon qui devait fermer. Les gens de la CGT ont exploré très sérieusement des pistes pour transformer l’outil, et garder les emplois. Mais le tout nucléaire semble avoir choisit une autre option… Leur proposer de marcher le long des lignes THT, pour qu’ielles nous racontent cette histoire.
Avec une bande d’étudiant·es des beaux-arts on a marché sur les traces d’une manif contre les Pellets et les coupes rases de la forêt. Puis on est allé-es voir le régisseur technique du bâtiment qui nous a montré le système de chauffage de l’école. On a suivi le tuyau du chauffage urbain à travers la ville, pour aller le lendemain se balader en forêt avec un syndicat habitant qui s’organise, entre autres, pour une autre gestion forestière. On retiendra que quand il s’agit de se chauffer ou de choisir comment on veut le faire, il y a les propriétaires et les locataires !
A vous d’esquisser et réaliser les marches-compo qui vous feront avancer dans vos liens à vos territoires de vie.

Suites



Conférence à l’ENSAD limoges, 19 novembre 2024
Marcher, confronter, composer, démanteler / Reprises des savoirs